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En septembre 2010, un gag vidéo eut un succès exceptionnel sur Internet avec 800.000 visionnages en trois mois. Interrogé sur le déclin de l’Europe, un "vénérable professeur Kuing Yamang" (sic) y porte un jugement méprisant sur ces Français qui ne s’intéressent qu’à leurs loisirs, à l’écologie et au football à la télévision. Dans les images originales détournées,  l’ancien ambassadeur de Chine en France, Wu Jianmin, parle de l’expo universelle de Shanghai. Ce gag contribua à exacerber les tensions alors vives entre les deux pays, et Zheng Ruolin,  journaliste chinois basé à Paris, condamna sur son blog des "calomnies malveillantes" après avoir reçu des réactions vives de Français qui n'avaient évidement rien compris au chinois utilisé dans l'interview... Pour Zheng Ruolin, le fait d’avoir utilisé l’image d’un ancien ambassadeur de Chine en France n’était pas anodin et aurait été très mal vécu côté chinois " L’humour a des limites, surtout quand il franchit les frontières" (resic). Les Français étaient clairement visés dans ce clip, les Chinois auraient été la véritable cible cachée...  En fait, on dit que l'ancien ambassadeur Wu Jianmin, fin diplomate et connaisseur de la France, n'a pas jugé le contenu, mais a trouvé astucieux le détournement de ses propos. L’auteur du gag, un jeune Breton,  s'est défendu de toute hostilité vis-à-vis des Chinois et rappelle un procédé littéraire ancien : "Montesquieu, dans Les Lettres persanes, pour critiquer la société française, donne la parole à des Persans, Usbek et Rica, ce qui lui offre plus de liberté et d’opportunités pour s’exprimer à travers eux." 

Cet intéressant double-jeu de miroirs oublie les propos prètés à Confucius : "Lorsque tu fais quelque chose, sache que tu auras contre toi ceux qui voudraient faire la même chose, ceux qui voulaient le contraire et l’immense majorité de ceux qui ne voulaient rien faire."

Vidéo : "La France vue par les Chinois"

Un an plus tard, le 5 novembre 2011, alors que la réunion du G20 pour sauver la zone Euro se termine à Cannes dans une ambiance de tragédie grecque, la chaîne qatarie Aljazeera diffuse un long entretien entre son journaliste vedette Teymoor Nabili et Jin Liqun, président du conseil de surveillance du deuxième fond souverain chinois, la China Investment Corporation. Jin Liqun livre ici quelques impressions sur les Français :

Vidéo : extrait de Talk to Al Jazeera - Jin Liqun

Une traduction de ce passage de l'interview figure dans un article du PrepAsiaBlog de ce site, "Le basculement vers l'Asie", dans la catégorie Orient / Occident. Ceux qui souhaitent aller plus loin peuvent visionner l'intégralité de cet interview :

Vidéo : Talk to Al Jazeera - Jin Liqun